Résumé

V.*** Opinion et réflexions impartiales d'un ami de l'ordre… (1814)

Si dans notre système politique on pouvait admettre la législation indirecte (I) , l'intérêt vrai de la nation ne serait plus un objet factice , un objet de pure discussion ; mais bien une garantie inviolable, et, comme on l'a dit, le palladium de la liberté publique , de la sûreté de tous. Sous Napoléon , il était impossible de prétendre à cette latitude, et le corps législatif et quelques sénateurs purs, intègres, furent punis pour avoir osé émettre une opinion franche qui disputait au monstre de la conscription le sang et la fortune des citoyens.
Source : Gallica

V.*** Opinion et réflexions impartiales d'un ami de l'ordre… (1814)

Non, s'il faut en croire la promesse du roi, ces horribles vexations et l'intolérance qui les suit, ne seront pas mitigées par celui qui vécut vingt ans à l'école du malheur, qui a été à même de juger les hommes, de connaître la vérité, de distinguer les nuances de l'esprit humain dans les circonstances paisibles et dans les circonstances orageuses, et d'apprécier l'opinion et l'esprit publics, avec l'impartiale garantie d'une conscience libre et d'un coeur juste.
Source : Gallica

V.*** Opinion et réflexions impartiales d'un ami de l'ordre… (1814)

Napoléon pouvait tout, en pouvant le bien. Jamais prince n'eut une puissance aussi grande et des moyens aussi multipliés pour le faire. Il a presque toutes les qualités qui constituent un potentat heureux de l'amour de ses sujets, et un monarque qui veut illustrer son règne. Mais il a méconnu cette belle, cette généreuse France qui l'avait élevé; il a oublié qu'un peuple généreux n'est pas fait pour porter des fers, qu'il sait faire de grands sacrifices
Source : Gallica

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