Résumé

Valentin Dufour Les charniers des églises de Paris… (1884)

D'ailleurs, si les ornements des charniers sont modifiés, leur destination l'est aussi profondément; après lé XVIIe siècle la coutume d'inhumer sous les charniers tend à se perdre; on remanie, on modernise. Ces galeries qui servent de lieu de réunion à la fabrique, aux assemblées de charité, aux séances du catéchisme, on y donne la communion les jours de fête, on les orne de fleurs, de tapisseries et de draperies de la couleur du jour selon les solennités; c'est un appendice de l'église, on y enterre rarement, il est vrai de dire que par contre l'église est devenue un véritable charnier.
Source : Gallica

Valentin Dufour Les charniers des églises de Paris… (1884)

ROUSSEAU (Anselme) , maître tailleur, bourgeois de Paris, 14 janvier 1624.
CARDINE (Michelle) , sa première femme, 15 juin 1604.
LANGLOIS (Marie) , sa deuxième femme, s. d.
Nous ne mentionnerons ici que trois monuments qui décoraient les charniers, les seuls qui nous soient parvenus de ce charnier autrefois si riche en épitaphes et en pierres tombales : Le tableau votif représentant Nicolas de Bomont et sa nombreuse famille ; la pierre commémorative qui indiquait le lieu de la sépulture des prêtres de Saint-Séverin; enfin, le monument élevé à Altin.
Source : Gallica

Valentin Dufour Les charniers des églises de Paris… (1884)

A notre époque décentralisation administrative nous avons peine à comprendre l'initiative, soutenue un peu par l'amour-propre, qui s'emparait de la personne morale qui avait nom la fabrique, la confrérie, la corporation, après avoir réalisé l'idéal du charnier monumental, à galerie de pierres avec sculptures, on voulait l'orner de tableaux, d'épitaphes, puis en fermer les baies avec des vitraux peints, le sol sera bientôt dallé, les clefs de voûte historiées, en attendant que la nudité des murs disparaisse sous les tapisseries de haute lice dont on le décorera aux jours de fête carillonnée.
Source : Gallica

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