Résumé

Valentin Dufour La dance macabre des SS. innocents de Paris… (1874)

Nous ne sommes plus au temps où l'on se croyait hardi en affirmant qu'il n'était ni le nom d'un poëte ni celui d'un peintre d'une dance des morts. Ce mot est une des conquêtes de l'esprit français : il nous vient en droite ligne des croisades; il a été emprunté aux langues de l'Orient; il a son étymologie dans l'hébreu : machabé, qui signifie la chair quitte les os, a son dérivé en arabe maqbarah, maqbourah et maqhabir. Par corruption macabre signifie cimetière; la Dance macabre est donc la dance du cimetière, et par extension la dance des morts.
Source : Gallica

Valentin Dufour La dance macabre des SS. innocents de Paris… (1874)

Du respect pour les morts est venu l'usage de recueillir leurs restes. Les païens brûlaient les cadavres, les chrétiens les inhumaient : quand on en rencontrait, comme aux Innocents, on les plaçait dans un lieu décent: un appentis, une chapelle, les combles d'un cloître ou d'une église. Ce sentiment est général, on le trouve dans tous les pays catholiques, mais ce qu'il faut constater ici, c'est que l'établissement des galeries funéraires monumentales, spécialement destinées à recueillir les ossements d'un cimetière, est particulier à Paris.
Source : Gallica

Valentin Dufour La dance macabre des SS. innocents de Paris… (1874)

A peine la Dance des morts a-t-elle fait son apparition à Paris qu'elle est copiée en France, en Suisse, en Angleterre et en Allemagne. Enfin, quand soixante ans plus tard l'imprimerie et la gravure sur bois s'empareront de ce sujet populaire pour le vulgariser, ils ne sépareront pas la Dance des morts du fabliau des Trois morts et des trois vifs, comme pour attester l'analogie du sujet, le rapprochement des lieux et la communauté
d origine.
Source : Gallica

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