Édouard Rastoin-Brémond, De la conscience en matière d'élections… (1830)
“ Cet ennemi puissant est le plus redoutable de tous, car il veille sans cesse sur vos actions, et sans cesse avec le pouvoir de les juger. Les électeurs ressemblent à l'abeille qui n'a qu'un aiguillon, et qui meurt après avoir blessé son ennemi. Lorsque vous avez surpris leur vote, il ne leur reste plus que le droit contesté d'éloge ou de blâme; et la récompense est aussi vaine que le châtiment. Mais le monarque ne se dépouille jamais de ses armes, et sa colère est aussi terrible que sa faveur est désirable : voilà le côté fort de cet adversaire. ”
