Édouard Rastoin-Brémond

Résumé

Édouard Rastoin-Brémond De la conscience en matière d'élections… (1830)

Cet ennemi puissant est le plus redoutable de tous, car il veille sans cesse sur vos actions, et sans cesse avec le pouvoir de les juger. Les électeurs ressemblent à l'abeille qui n'a qu'un aiguillon, et qui meurt après avoir blessé son ennemi. Lorsque vous avez surpris leur vote, il ne leur reste plus que le droit contesté d'éloge ou de blâme; et la récompense est aussi vaine que le châtiment. Mais le monarque ne se dépouille jamais de ses armes, et sa colère est aussi terrible que sa faveur est désirable : voilà le côté fort de cet adversaire.
Source : Gallica

Édouard Rastoin-Brémond De la conscience en matière d'élections… (1830)

Lorsque toutes les professions de foi seront arrivées à leur destination, et qu'après une lecture réfléchie, l'électeur satisfait aura exposé la circulaire sur les bords de la glace de son salon, il faudra profiter de cet instant favorable pour porter le dernier coup à sa détermination ébranlée. C'est ce que vous ferez en vous transportant vous-même dans sa demeure pour lui réciter de vive voix le credo politique qu'il a déjà lu, et pour lui demander humblement son suffrage.
Source : Gallica

Édouard Rastoin-Brémond De la conscience en matière d'élections… (1830)

Professez tous à l'envi les sentimens les plus nobles et les plus désintéressés; que les électeurs ravis se rappellent un instant vos professions d'autrefois et se croient encore aux beaux jours de votre candidature. Si quelque péché salit votre conscience, confessez-vousen avec componction ; c'est le jubilé politique où un religieux député gagne tous les ans ses indulgences plénières.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature