Résumé

Portrait de Édouard de Pompéry Édouard de Pompéry La question sociale dans les réunions publiques… (1869)

Sans l'esclavage et le servage, nous serions morts de faim et de maladie ; la guerre elle-même, la grande infâme ! la guerre a mêlé les peuples en les broyant ; la théocratie, avec son cortège de folles et monstrueuses superstitions, a soutenu et consolé l'enfance de l'homme par des espérances invincibles ; le despotisme, malgré ses horreurs, a contribué à maintenir un certain ordre parmi nous ; la force, cette soeur de l'ignorance, a tenu lieu de droit et de justice. Il n'est que trop vrai que ces dures nécessités ont marqué l'évolution du genre humain.
Source : Gallica

Portrait de Édouard de Pompéry Édouard de Pompéry La question sociale dans les réunions publiques… (1869)

On agitait la question du chômage.
« La bourgeoisie est toute-puissante par la propriété du sol, par le capital et le crédit, elle peut attendre... Les patrons pensent tous bas ou disent entre eux : que nous importe? l'ouvrier n'est qu'un instrument pour nous.
» Le peuple, lui, est trop ignorant, il frémit, il souffre sous le joug de l'ordre social; il souffre longtemps, ses cris de douleur sont sans échos, jusqu'au moment où ils se transforment en cris de rage. S'il réclame trop vivement, il y a des chassepots qui interviennent.
Source : Gallica

Portrait de Édouard de Pompéry Édouard de Pompéry La question sociale dans les réunions publiques… (1869)

Aujourd'hui, pour toute la terre, la France s'appelle Révolution ; et désormais un mot, Révolution sera le nom de la civilisation, jusqu'à ce qu'il soit remplacé par le mot Harmonie.... oui, tous tant que nous sommes, grands et petits, oui, pour être frères du misérable, du serf, du fellah, du prolétaire, du déshérité, de l'exploité, du trahi, du vaincu, du vendu, de l'enchaîné, de la prostituée, du forçat, de l'ignorant, du sauvage, de l'esclave, du nègre, du condamne et du damné, oui, nous sommes tes fils, Révolution!...
Source : Gallica

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