Cobral

Définition et enjeux

Portrait de Louis Delluc Louis Delluc,  La Guerre est morte: roman

“ Et je ris. Cobral ne me regarde plus. Je ris, je respire, je me porte bien... Que la vie m’est douce et comme cette brise est pure, qui se jette dans ma poitrine ! Ah ! revivre...
Cobral me regarde.
Je ris tout de même.
Il me regarde avec ses mêmes yeux intolérables. Il ne me gêne plus et je ris. Et je parle. Et je suis très content. Rien n’est voluptueux comme de s’éveiller tout à fait matin. C’est une joie.
”
Source : Gutenberg

Portrait de Louis Delluc Louis Delluc,  La Guerre est morte: roman

“ Quel est cet homme qui habite sans chien, sans cigarettes, sans femme, une grande villa où il ne s’assied pas sérieusement quand il s’assied ? C’est Cobral ? Ce n’est pas Cobral.
Et si c’est Cobral, quelle importance ? Il peut bien me conduire chez lui, et je ne vois pas pourquoi je piquerais un point d’interrogation sur chaque centimètre carré de l’ameublement. Assez de chinoiseries, ne sculptons pas des cheveux qu’on se bornait jadis à couper en quatre, et conformons-nous à la mise en scène décidément neutre de cette maison. Pourquoi ne serait-ce pas la maison de Cobral ?
”
Source : Gutenberg

Portrait de Louis Delluc Louis Delluc,  La Guerre est morte: roman

“ Je suis transi. Cobral enfonce une grosse casquette bleue sur son front têtu. J’ai pris mon feutre, il ne tient pas, je l’ôte, j’ai froid, mais j’aime le vent sur les cheveux.
— Voulez-vous des lunettes ? offre Cobral.
— Non, je suis bien ainsi.
Un peu trop froid cependant. Mais Cobral me passe une couverture doublée d’hermine, tout à fait suave.
La voiture est découverte, sans une glace pour nous garantir. Voiture de course, de course et de luxe, et elle file, silencieuse, prudente, folle, avec ce paradoxe d’audace intelligente qui marque les félins.
”
Source : Gutenberg

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