Adolphe Radiguel À l'Europe, appel en faveur de deux orphelines et de l'Espagne… (1842)

Comment se fait-il que l'absolutisme ou la tyrannie puissent ainsi dompter, au moins momentanément, un peuple soit généreux, soit éclairé? On n'en sera pas surpris, si le pouvoir se donne pour but spécial de surprendre la nation, de la leurrer et de la corrompre. L'action réfléchie d'un gouvernement, d'une sagesse supérieure, comme on dit, sur le progrès ou la rétrogradation d'un peuple, peut infiniment pour l'un comme pour l'autre.
Source : Gallica

Adolphe Radiguel À l'Europe, appel en faveur de deux orphelines et de l'Espagne… (1842)

Ce peuple est aujourd'hui votre père, cette nation est votre véritable mère, ô tendres orphelines 1 et dans la destitution de votre faible enfance, il se forme entre l'Espagne et vous des nœuds sacrés que rien, désormais, ne pourra rompre. Quelle position, pour vous, serait donc plus désirable, quand on voit tout votre peuple prêt à s'armer pour défendre votre trône des funestes passions de l'étranger ?
Une vaillante épée est chargée de votre défense, ô enfants! Elle est telle qu'on peut dire d'elle aussi bien que de celle du premier des preux : qu'elle est sans peur et sans reproche.
Source : Gallica

Adolphe Radiguel À l'Europe, appel en faveur de deux orphelines et de l'Espagne… (1842)

Lorsque le droit et la raison déviennent les principes d'un gouvernement, à l'exclusion du privilége ou de la force, il ne peut se trouver que deux parties contendantes dans l'état : le gouvernement et le peuple. Je dis deux parties, parce qu'encore que le premier ne soit qu'un délégué du second, ce délégué tend à s'abstraire de son auteur, et à traiter les affaires de celui-ci plutôt en vue de soi qu'en vue de lui. Que le peuple intervienne donc comme partie principale, unique, ou seulement comme partie égale, toujours est-il qu'il doit avoir ce qu'on appelle un veto.
Source : Gallica

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