Martínez de la Rosa

Définition et enjeux

Portrait de Charles Didier Charles Didier Revue des Deux Mondes

Telle n’est point l’opinion de M. Martinez de la Rosa ; il se complaît, il s’exalte dans la contemplation de son œuvre ; le statut est pour lui une des conceptions gigantesques et définitives qui font époque dans l’histoire des nations, et après lesquelles l’humanité n’a plus qu’à se croiser les bras et à s’endormir dans son repos. C’est la pierre philosophale de la science du gouvernement, et il s’étonne que, possédant un si précieux trésor, l’Espagne ose aspirer à quelque chose de mieux.
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Xavier Durrieu Revue des Deux Mondes

M. Martinez de la Rosa aurait été mieux inspiré pourtant de borner son horizon et de choisir, parmi tous les problèmes où se trouve engagé l’avenir de son pays, une question de laquelle il eût fait sortir pour la Péninsule quelque fécond enseignement. El Espiritu del siglo renferme du reste les qualités et les défauts habituels de M. Martinez de la Rosa, la pensée élevée, mais souvent indécise et parfois confuse, beaucoup de faits et d’affirmations, fort peu de preuves, point de doctrine, le style pur et orné, mais çà et là maniéré et déclamatoire
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Portrait de Louis Viardot Louis Viardot Revue des Deux Mondes

M. Martinez de la Rosa et ses premiers collègues voulurent sauver cette monarchie infirme et languissante en la greffant, si l’on peut ainsi dire, de constitutionnalité, en transportant ses racines du parti apostolique au parti libéral. Ils rêvèrent aussi l’alliance du trône et de la liberté. Pour atteindre leur chimère, ils inventèrent d’abord le statut royal, vieille théorie fripée qu’ils croyaient pouvoir rajuster à la taille de l’Espagne.
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