Albert Jean Baptiste Joseph Thys L'annexion du Congo : discours prononcé par le major Thys au meeting public et contradictoire… (1895)

Du moment que le Congo s'est proclamé neutre, et il l'a fait, les puissances se sont engagées à respecter cette neutralité. Oh ! je sais bien que la neutralité de la Belgique est différente de celle du Congo; que pour la Belgique, non seulement les puissances ont pris l'engagement de faire respecter la neutralité, mais encore celui de la faire respecter, tandis que pour le Congo elles n'ont pris que l'engagement de respecter la neutralité ; que pour l'une comme pour l'autre, rien ne vaut que si les puissances tiennent leurs engagements.
Source : Gallica

Albert Jean Baptiste Joseph Thys L'expansion coloniale belge : conférence donnée à Liège le 3 novembre 1905 (1905)

Ne dépendant pas de la Belgique, l'Etat Indépendant se trouva, dès le début, affranchi des
lisières résultant du contrôle d'un Parlement et, d'autre part, l'opinion publique belge ne le gêna jamais dans sa politique, puisque ses dirigeants n'en relevaient pas.
L'Etat du Congo est donc une monarchie absolue : tous les pouvoirs y dérivent du Souverain. Sa volonté fait loi. En dehors des obligations résultant des traités, elle ne peut rencontrer aucun obstacle. Nul n'a le droit de la contrecarrer. Le Souverain peut dire beaucoup mieux que Louis XIV : l'Etat, c'est moi.
Source : Gallica

Albert Jean Baptiste Joseph Thys L'expansion coloniale belge : conférence donnée à Liège le 3 novembre 1905 (1905)

Le peuple qui veut s'engager dans la politique coloniale doit, avant de s'y décider, dresser le bilan probable de l'entreprise qui lui est proposée. Si, après une étude approfondie, il reconnaît que le bilan conclut par un solde favorable — et j'entends par là un résultat proportionné aux risques — il doit accepter et dès lors se préparer à montrer l'énergie, la ténacité, la persistance dans l'effort, qui, seules, dans les entreprises de l'espèce, conduisent au succès. S'il arrive à la conclusion contraire, il doit s'abstenir, quelles que soient les considérations que l'on puisse faire valoir.
Source : Gallica

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