André Gillet

Élements biographiques

André Gillet Les taxes uniques dans le régime actuel de la taxe sur le chiffre d'affaires… (1936)

En ce qui concerne les produits d'alimentation, la taxe unique n'est exigée, en fait, que si l'acte de production consiste en une opération industrielle. Tel est le cas pour le cultivateur qui fabrique des conserves avec les produits de sa ferme ou autres.
La taxe à l'abatage est appliquée, en principe, quelle que soit la qualité de la personne propriétaire de l'animal au moment de l'abatage, mais l'administration a admis de nombreuses tolérances.
On n'a pas encore réclamé effectivement aux agriculteurs les taxes uniques sur les graines oléagineuses, sur les huiles, sur les dérivés du lait.
Source : Gallica

André Gillet Les taxes uniques dans le régime actuel de la taxe sur le chiffre d'affaires… (1936)

L'accomplissement d'un fait générateur, importation, vente, acquittement d'un droit indirect ou même simple acte matériel de dénaturation ou d'abatage, entraîne l'exigibilité de la taxe, soit de l'importateur soit de celui qu'en la matière on a coutume d'appeler le producteur. Dans l'intérêt des assujettis
eux-mêmes et pour simplifier le contrôle du service, le Code prévoit le transfert en suspension de la taxe pour les importations et les ventes de producteurs à d'autres producteurs, tandis que les exportations directes bénéficient de l'exonération.
Source : Gallica

André Gillet Les taxes uniques dans le régime actuel de la taxe sur le chiffre d'affaires… (1936)

Néanmoins l'impôt sur le chiffre d'affaires a fini par ne rencontrer que de l'hostilité : il prête le flanc aux campagnes politiques, les commerçants se sont déclarés ses ennemis acharnés, les élections de 1924 l'ont condamné et le législateur a prescrit la substitution progressive de la taxe en vigueur par des taxes à la production ou à la fabrication (art. 60 loi du 4 avril 1926) .
On peut le déplorer en tant que théoricien, mais la réforme ayant été réalisée, tout au moins en partie, il ne peut être question de revenir en arrière : il n'y a qu'à s'incliner devant les faits accomplis.
Source : Gallica

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