Antoni Wodziński, La fiancée de Gora (1877)
“ La vieille se leva toute droite, ses bras retombèrent le long de son corps, comme si ses forces eussent dû l'abandonner ; elle devint aussi pâle qu'un cadavre, et ses lèvres tremblaient. — Justice de Dieu ! murmura-t-elle, c'est lui, c'est son père ! Il se fit un grand silence, puis l'étranger reprit d'une voix grave : — Oui, c'est moi, je suis le mort qui revient; je suis comme la feuille que l'orage a cueillie pleine de séve et qu'un lutre orage renvoie desséchée. J'ai voulu revoir mon pays : l'amour du sol natal nous uient autant à cœur que l'amour d'une iiancée. Je n'ai plus personne. ”
