Antoni Wodziński

Élements biographiques

Antoni Wodziński,  La fiancée de Gora (1877)

“ La vieille se leva toute droite, ses bras retombèrent le long de son corps, comme si ses forces eussent dû l'abandonner ; elle devint aussi pâle qu'un cadavre, et ses lèvres tremblaient.
— Justice de Dieu ! murmura-t-elle, c'est lui, c'est son père !
Il se fit un grand silence, puis l'étranger reprit d'une voix grave : — Oui, c'est moi, je suis le mort qui revient; je suis comme la feuille que l'orage a cueillie pleine de séve et qu'un lutre orage renvoie desséchée. J'ai voulu revoir mon pays : l'amour du sol natal nous uient autant à cœur que l'amour d'une iiancée. Je n'ai plus personne.
”
Source : Gallica

Antoni Wodziński,  Aniela (1876)

“ L'amour naît aussi d'un choc comme l'éclair:
deux êtres s'aiment un jour : ils ne se connaissaient pas la veille ; l'amour fuit comme le souffle qui ride l'onde; l'amour s'effeuille comme une fleur ; l'amour est plus long que la vie ; l'amour n'a qu'une heure et l'amour c'est l'éternité.
Oui, j'aimais cette simple enfant des bois, je l'aimais de toutes mes ardeurs contenues; elle m'ouvrit le ciel, elle me donna le bonheur tant rêvé : ce vide effrayant de mon âme, elle le combla à force de tendresse et d'amour
”
Source : Gallica

Antoni Wodziński,  La fiancée de Gora (1877)

“ Voici bientôt trois nouvelles lunes qu'il vous sert, vous devez l'aimer, il est bon, il est fort, c'est bien votre fils, l'avez-vous reconnu? Il aime toujours Marie, il va partir, sans lui dire un mot ; elle peut l'oublier, car il y en a d'autres qui tournent autour d'elle. Soyez bon, vous pouvez faire en sorte qu'ils se quittent la joie dans le cœur ; est-ce donc une chose si dure que
d'ouvrir ses bras à son enfant? Vous leur direz : « C'est mon fils, je suis ce Konrad que vous croyiez mort ; Dominique n'est pas à Hanna, il est à moi. » On vous croira, et d'ailleurs, qu'importe!
”
Source : Gallica

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