Arsène de Cey

Élements biographiques

Arsène de Cey La jolie fille de Paris. Tome 2 (1836)

Elle crut l'avoir découvert, à quelque chose près, dans le séduisant Derbain ; jugez de son désappointement, de sa fureur, en se le voyant enlever par Clotilde.
Jamais mademoiselle Georges 1 dans ses plus belles inspirations, n'eut une pose plus tragique, une attitude plus digne; une physionomie plus courroucée. Jeannette marchant, ou plutôt volant vers Clotilde, était sublime. elle veut parler, elle n'en a pas la force; ses lèvres tremblent sans pouvoir articuler; mais ses yeux, ses yeux noirs, étincelans, comme ils expriment admirablement les sensations qui l'agitent.
Source : Gallica

Arsène de Cey La jolie fille de Paris. Tome 2 (1836)

Ce fut à Dieu qu'elle s'adressa dans son bonheur. Si sa prière à Saint-Sulpice avait été froide, distraite, ennuyée, il n'en était pas de même de celle qu'elle formulait maintenant; esprit , cœur , âme , tout y contribuait pour sa part : l'amour venait de lui enseigner la religion.
Comme elle était belle en priant ; comme elle était gracieuse et ravissante en demandant au ciel ce
bonheur auquel elle croyait, ce bonheur que ne pourrait jamais connaître la malheureuse femme livrée aux passions de Derbain !
Clotilde priait encore, au moment ou sa mère parut
Source : Gallica

Arsène de Cey La jolie fille de Paris. Tome 2 (1836)

Pour les débauches comme Derbain, la duplicité d'homme à femme n'est qu'une gentillesse , un des aspects de la galanterie , une ruse de guerre , un moyen de triomphe dont les dames , suivant eux , ne pourraient raisonnablement blâmer l'emploi, car elles savent qu'il est autorisé par l'usage ; c'est une des chances qu'elles ont à courir, c'est un piège que l'on oppose naturellement aux mille pièges dont elles savent nous entourer.
Source : Gallica

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