Fabrice Labrousse Lettre politique, ou Courte réponse à de nombreuses accusations… (1833)

Les histoires qu'on vous a contées de la première révolution vous paraîtraient assez plaisantes, si vous aviez le loisir d'étudier sérieusement cette époque. Savez-vous quelles entraves on avait à briser alors ? Savez-vous que c'était chose toute nouvelle que les idées libérales, une chose qu'il fallait faire entrer dans la société à travers tous les embarras et tous les périls ? Savezvous que l'aristocratie était encore là avec toute sa force, avec toutes ses richesses, et qu'on avait à secouer la poussière de dix siècles d'erreur et d'oppression ?
Source : Gallica

Fabrice Labrousse Loge des Amis de la liberté, séance publique du 25 mai 1833… (1833)

Lafitte a vu la République , cette épopée si magnifique et si pleine; l'Empire avec ses prestiges qui endormaient le génie de la liberté; la Restauration à la marche rétrograde ; Juillet, qui fit tenir un siècle en trois jours; le temps présent malade et travaillé d'une sorte d'enfantement ; et il a traversé toutes ces phases variées, toujours fidèle à lui-même ; principe immuable parmi ces hommes que la fortune prosternait devant tous ses caprices, et faisait incliner aux pieds de tous les pouvoirs.
Source : Gallica

Fabrice Labrousse Loge des Amis de la liberté, séance publique du 25 mai 1833… (1833)

Messieurs, les chemins de la politique sont ardus et difficiles; ce n'est pas impunément qu'on porte écrit sur son front ce qu'on pense de la chose publique; vous êtes jeune, dites adieu aux choses de la jeunesse , elle se fane vite dans ses tourmentes passionnées ; vous êtes vieux, votre vieillesse n'aura point de repos : qu'importe encore ! l'histoire vengeresse a ses couronnes pour la vertu malheureuse, et ses stigmates pour le vice qui prospère.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature