Fernand Jousselin, La femme du Grand Condé, Claire-Clémence de Maillé-Brézé… (1933)
“ En dépit du malentendu qui, depuis le jour de leur mariage, avait constamment subsisté entre les deux époux, les circonstances étaient plus que jamais favorables à un rapprochement, et Claire-Clémence pouvait espérer achever enfin la conquête d'un cœur si rebelle. Depuis l'héroïque période de Bordeaux, depuis les temps amers de l'exil, le Prince de Condé avait dû changer d'opinion sur la nièce de Richelieu. Il ne pouvait plus voir seulement en elle une femme douce, vertueuse et effacée, bonne tout au plus à assumer les devoirs de mère et les obligations d'une princesse du sang. ”
