François Langelier

Élements biographiques

Portrait de François Langelier François Langelier Lettres sur les affaires municipales de la Cité de Québec

Le seul qui puisse donner satisfaction à tout le monde et qui soit rationnel, c’est de répartir les taxes d’après le revenu de ceux qui les doivent payer. Mais il ne suffit pas de poser le principe de la taxe sur le revenu ; le plus difficile est d’en venir à l’application. Tout le monde est d’accord sur le principe, mais les divergences commencent dès qu’il s’agit de le mettre en pratique. D’après quel revenu repartir les taxes ? Un individu peut tirer des revenus de ses propriétés foncières, de ses capitaux, de son travail, de son industrie.
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Prenons, maintenant, une vue d’ensemble de cette administration. Voyons si le conseil administre sagement nos finances, si ses employés préposés à la perception des taxes et à leur emploi sont, par les connaissances et l’expérience, à la hauteur de leur position, s’ils font consciencieusement leur devoir.
Qui voyons-nous à la tête du comité des finances ? L’échevin Hossack, un homme qu’aucun commissaire nommé par le gouvernement ne pourrait surpasser pour la connaissance des affaires et l’intégrité. Quel est le principal officier chargé de la gestion des finances de la Corporation ?
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Il faudrait pour cela peu connaître nos capitalistes. À Montréal, dès qu’un individu a acquis une certaine fortune dans le commerce, il se hâte de l’employer à soutenir l’industrie locale, à maintenir des manufactures. Il se construit un palais pour ses affaires et un autre pour sa résidence. Ses capitaux sont employés à donner de l’emploi aux ouvriers, à augmenter la prospérité locale, à donner de l’essor au commerce, de la valeur à la propriété foncière. On pourrait presque dire que, sur chaque louis qu’il gagne, le marchand de Montréal met un chelin dans la caisse municipale.
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