François-Marie Million

Élements biographiques

François-Marie Million Oraison funèbre de S. G. Monseigneur André Charvaz… (1870)

Placé, dit-il au roi, entre ma conscience qui me défend absolument de subir un joug aussi injuste, aussi ignominieux, et la nécessité de renoncer à mes fonctions, je n'hésite pas un instant, Sire, et je me fais un honneur et un devoir de donner la démission de mon titre et de ma dignité d'évèque, plutôt que de continuer à exercer plus longtemps un ministère avili. La liberté de conscience prise en ce sens n'a jamais été un vain mot pour le chrétien, et elle doit l'être moins que jamais pour un évêque dans notre temps.
Source : Gallica

François-Marie Million Oraison funèbre de S. G. Monseigneur André Charvaz… (1870)

Monseigneur de Tarentaise puisa dans son cœur d'éloquentes paroles pour remercier les députés du clergé de Gênes et les assurer qu'il serait lui-même l'ami, le consolateur et le gardien fidèle du prélat que l'affection des Génois confiait à sa tendre amitié. Enfin, après les derniers adieux, tous se séparèrent en pleurant.
Dès ce moment, le pieux archevêque ne s'occupa plus que de la prière et de la pensée de la mort. Il passa encore plus d'une année dans la souffrance et dans l'union la plus intime avec Dieu.
Source : Gallica

François-Marie Million Oraison funèbre de S. G. Monseigneur André Charvaz… (1870)

« Ah! dit-il, si jamais nous eussions pu prévoir, ô sainte et toujours chère Eglise de Pignerol, que ces liens si tendres et si forts qui nous unissaient à tes enfants, ne dussent se rompre que pour en contracter de nouveaux : si nous eussions prévu que nous ne dussions nous décharger d'un poids plus léger que pour nous en voir imposer un autre de beaucoup plus grave, nous t'aurions consacré jusqu'à la dernière pensée de notre esprit, jusqu'au dernier battement de notre cœur (35) . »
Mais l'Eglise de Gênes est maintenant son unique épouse, il se doit tout entier à elle.
Source : Gallica

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