François-Noël Le Roy de Sainte-Croix

Élements biographiques

François-Noël Le Roy de Sainte-Croix Les quatre Cardinaux de Rohan… (1880)

Le cardinal, il ne faut pas l'oublier, s'il n'était ni un niais ni un sot, s'il avait tout le vernis d'un homme du monde et tout l'esprit d'un salon, le cardinal manquait absolument de ce sang-froid de la raison et de ce contrôle du bon sens qui est la conscience et la règle des actes de la vie. Aveuglé par son désir de rentrer en grâce, il s'abandonnait à Mme de la Motte, qui travaillait sans relâche sa confiance, nourrissait ses désirs, enhardissait ses illusions par toutes les ressources et toutes les audaces de l'intrigue et du mensonge.
Source : Gallica

François-Noël Le Roy de Sainte-Croix Les quatre Cardinaux de Rohan… (1880)

Du vivant du cardinal Louis-Constantin, dit l'abbé Grandidier, la Cour ne statuait rien de considérable par rapport à l'Alsace, sans prendre son avis, regardant l'évêque de Strasbourg comme le chef et l'organe de la province, qui pouvait seul parler pour elle. Chargé en quelque manière de la procuration tacite du peuple, ce prélat était lui seul le pivot de la chose publique. Sa vie fut une négociation presque continuelle.
Source : Gallica

François-Noël Le Roy de Sainte-Croix Les quatre Cardinaux de Rohan… (1880)

Le 3 Février, rencontrant à Versailles le sieur et la dame Bassange, il leur reproche de n'avoir point fait encore leurs très humbles remercîments à la reine de ce qu'elle a bien voulu acheter leur collier. Il les pousse à la voir, à en chercher l'occasion, à la provoquer. Toutefois, le cardinal s'étonnait de ne pas voir la reine porter le collier, et il partit pour Saverne, ne soupçonnant rien encore, mais déjà moins hardi dans ses rêves, presque déçu. Mme de la Motte venait le retrouver à Saverne, et relevait sa confiance en lui promettant une audience de la reine à son retour.
Source : Gallica

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