G. Brunet

Élements biographiques

G. Brunet Une revanche française : Formigny… (1904)

Pourtant n'existe-t-il pas des questions qui bravent l'épreuve des siècles, et qui, « actuelles » autrefois, le demeurent aujourd'hui encore? S'il fut un temps, par exemple, où l'on aurait pu parler de la Supériorité des Anglo-Saxons, c'est bien à l'époque de la guerre de Cent ans, où cette supériorité s'affirmait en fait par la conquête, où un monarque anglais était couronné et reconnu roi de France. Les théoriciens d'alors auraient eu beau jeu sans doute pour enseigner la déchéance de notre race, et proclamer la nécessité de nous incliner devant la race conquérante.
Source : Gallica

G. Brunet Une revanche française : Formigny… (1904)

Seulement il ne faut pas voir dans la victoire le résultat pur et simple de son mouvement.
S'il n'était pas venu, dira-t-on, Clermont était perdu.
D'accord. Mais on peut dire tout aussi bien : si Clermont n'avait pas accroché l'ennemi, qui justement allait partir pour Bayeux dans la matinée, la bataille n'aurait pas eu lieu, et l'arrivée de Richemont à midi n'aurait produit aucun résultat. Bien plus, Kyriel aurait opéré sa jonction avec Somerset, ce qui eût très bien pu changer le sort de la campagne.
Source : Gallica

G. Brunet Une revanche française : Formigny… (1904)

Le nom de Formigny évoque la ruine de la domination anglaise en Normandie, la fin de la guerre de Cent ans. Cependant aucune étude militaire de cette mémorable journée n'a été tentée jusqu'ici. Il ne faut pas trop s'en étonner. Les guerres du moyen âge offrent peu d'enseignements pratiques, et moins d'intérêt au plus grand nombre d'entre nous que les campagnes modernes.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature