Georg Freiherr von Ompteda

Élements biographiques

Georg Freiherr von Ompteda L. Bosworth. Au Régiment, moeurs militaires allemandes… (1895)

Un sentiment de confiance en soi, de profond bien-être pénètre et ranime monture et cavalier.
Le soleil est dans le dos; il n'aveugle plus et tous les objets environnants apparaissent dans un rayonnement clair; il réchauffe, tandis que le courant d'air frais causé par la rapidité de l'allure, produit une agréable sensation de fraîcheur. D'un bond on passe sur la route pour traverser au trot le village qui s'éveille. Prudemment, on suit le bas-côté, où le sol est moins dur et où pousse l'herbe, tandis que les paysans ne s'écartent jamais des ornières tracées.
Source : Gallica

Georg Freiherr von Ompteda L. Bosworth. Au Régiment, moeurs militaires allemandes… (1895)

Nous traversons le champ au trot, car au galop, le sol qui enfonce fatiguerait trop les chevaux.
Arrivé au pied de la hauteur, je laisse en bas mes ulans, sauf Eschke que j'emmène avec moi au sommet.
Pareille à un chien à l'affût, la tête rousse cherche l'ennemi.
Un moment, j'oublie malgré moi que je suis militaire, tant le spectacle est beau : à mes pieds, la haute futaie silencieuse, dont le soleil dore les cîmes ; là-bas, au loin, des plaines et des champs, des chaumes et des prairies, puis au milieu de la verdure, quelques villages.
Source : Gallica

Georg Freiherr von Ompteda L. Bosworth. Au Régiment, moeurs militaires allemandes… (1895)

Je les vois de ma fenêtre gravir la côte conduisant à la caserne.
Le major monte sa jument noire, aussi nerveuse que lui, constamment en l'air, ce qui lui vaut de petites saccades continuelles de son cavalier.
Treue est sur son brave cheval d'armes, une bête de la Prusse orientale, très froide. Rien ne l'effraie, ni linge flottant au vent, ni train de chemin de fer. Un échafaudage s'écroulerait sous son nez, que le cheval ne manifesterait pas l'ombre d'une inquiétude. Le major est long et sec, son officier d'ordonnance, court et ramassé. Le major gesticule vivement; Treue demeure impassible.
Source : Gallica

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