Gros,  Mémoire sur la culture de la vigne et la vinification… (1829)

“ Il ne faut pas qu'il augure de là que les terres les plus sèches , même les terres stériles lui conviennent le mieux ; parce que sans un peu d'humidité , la vigne ne saurait exister. Il s'interdira , en conséquence , s'il veut du bon vin , les plaines où reposent les terres grasses, argileuses, qui fournissant une sève trop abondante , mal élaborée , ne font produire que du bois à la vigne , ou des raisins aqueux , sans principe sucré , vraie base du bon vin. ”
Source : Gallica

Gros,  Mémoire sur la culture de la vigne et la vinification… (1829)

“ Tant que le propriétaire provençal ne se pénétrera pas de cette base fondamentale , de choisir la culture qui convient de préférence au sol qu'il est appelé à exploiter , qu'il ne s'attachera pas plutôt à la plantation qu'aux céréales, il n'aura pas à cœur ses vrais intérêts; car il est bien démontré que malgré le bas prix des vins, celui des huiles et des amandes , cette culture , comme celle des mûriers, lui rendra toujours plus que celle des blés, à cause des plus grands frais d'exploitation et des engrais que ces derniers exigent de plus que les plantations précitées. ”
Source : Gallica

Gros,  Mémoire sur la culture de la vigne et la vinification… (1829)

“ Joignez à cet inconvénient celui d'avoir inévitablement un vin plat, sans énergie, sans principe sucré, un vin enfin qu'on est obligé de vendre de suite, faute de pouvoir le conserver. Ce vice seul devrait faire proscrire le mode de plantation usité en Provence, où la vigne , intercalée par allées dans des terres à blé, hume les sucs infectés des fumiers dont on engraisse celles-ci.
Il n'est pas douteux qu'il ne soit avantageux de donner quelquefois à la terre, soit des amendemens, soit des engrais, pour suppléer à sa maigreur, à son épuisement
”
Source : Gallica

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