Joseph-Félix Vedel

Élements biographiques

Joseph-Félix Vedel De l’immobilité étudiée au point de vue de la pathologie

Lorsque le cheval est attelé à une charrette, sous l’action des rênes, il porte encore la tête au vent ou il l’encapuchonne et s’arc-boute de la même manière que lorsqu’il est monté. L’action des rênes continuant à se faire sentir, l’animal porte de plus en plus son centre de gravité en arrière, et il arrive un moment où l’équilibre est tellement instable, que l’animal est obligé d’exécuter un mouvement de recul pour ne pas se laisser tomber, en creusant toujours un sillon avec les pieds antérieurs.
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Joseph-Félix Vedel De l’immobilité étudiée au point de vue de la pathologie

Mais dans l’espèce humaine, dit M. H. Bouley, le développement imparfait de l’encéphale provient de l’étroitesse des cavités qui le contiennent, étroitesse qui se caractérise par un développement excessif de la face, aux dépens de la partie crânienne, qui est alors très étroite, conformation qui amène un angle facial très petit et par conséquent un front fuyant. Il est du reste parfaitement démontré en médecine humaine, que dans les cas d’idiotie, où on ne trouve pas des lésions à l’autopsie, elles proviennent d’un défaut de développement de l’encéphale.
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Joseph-Félix Vedel De l’immobilité étudiée au point de vue de la pathologie

Les heurts qu’il éprouve contre les obstacles qu’il n’a pas su éviter indique encore qu’il a perdu l’instinct de la conservation ; l’arrêt de la mastication et son état de somnolence, les facultés sensionnelles. En résumé, nous voyons donc que l’immobilité n’est produite que par l’abolition ou la diminution de la mémoire, de l’intelligence, de l’instinct et des sensations, facultés qui font du cheval l’être le plus indispensable au point de vue des services qu’il peut rendre à l’homme, services qu’il ne peut plus effectuer quand il a perdu ses facultés.
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