Léon Sorg

Élements biographiques

Léon Sorg,  Introduction à l'étude du droit hindou (1895)

“ N'est-il pas inique en effet d'admettre que le fils ait le droit de réclamer à sa majorité (à seize ans) sa part du patrimoine et puisse la dissiper à sa fantaisie, tandis que le père serait obligé de subvenir avec le reste à toutes les charges qui incombent à un chef de famille, l'entretien et l'éducation de ses enfants mineurs, les frais de mariage de ses filles, et resterait exposé en outre à voir ses autres fils lui demander chacun à leur tour un nouveau partage? ”
Source : Gallica

Léon Sorg,  Introduction à l'étude du droit hindou (1895)

“ Nous lisons ensuite au livre II que la bonne coutume est celle qui s'est perpétuée par la tradition dans le pays de Brâhmavarta, et que les personnes qui appartiennent aux trois premières classes doivent habiter l'Aryâvarta et non pas le pays des Mletchas. Mais cette coutume ainsi proclamée la meilleure ne doit pas prévaloir sur les coutumes locales différentes, car le livre ajoute (1) : « Un roi vertueux, après avoir étudié les lois particulières des classes et des provinces, les règlements des compagnies de marchands et les coutumes des familles,, doit leur donner force de loi. » ”
Source : Gallica

Léon Sorg,  Introduction à l'étude du droit hindou (1895)

“ Toutefois le brahmanisme triomphant emprunta au bouddhisme quelques-uns de ses principes ; il se déforma aussi au contact des cultes scythiques et aborigènes, et ce mélange de croyances constitua cette religion disparate et multiforme, à laquelle on a donné le nom d'hindouisme, qui compte des milliers de dieux, des sectes dont le nombre va sans cesse croissant et les rites les plus discordants et les plus étranges. La masse du peuple est d'ailleurs restée attachée à ses divinités locales et à ses superstitions que le brahmanisme tolère et exploite. ”
Source : Gallica

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