M. F. Jérusalémy

Élements biographiques

M. F. Jérusalémy Le Tour du monde

Oui, vraiment, un préjugé, car nous doutons qu’il y ait en Europe un pays où les femmes, désœuvrées, curieuses, indolentes, avides de plaisir et de distractions, comme l’est la hanoum [1] , sortent, flânent, courent après l’amusement, satisfassent leurs caprices et se donnent, autant qu’elle, du beau et bon temps, aussi bien au harem [2] qu’au dehors.
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M. F. Jérusalémy Le Tour du monde

De la confiture ou de la gelée de fruits, rangée par petites portions dans un plat d’argent aux bords ciselés, est servie après le café. Chacune des invitées, en commençant par la plus considérée, après s’être fait longuement prier, porte à sa bouche l’unique cuiller qui est dans le plat et qui sert à tout le monde. Avec la même fraternité, toutes les lèvres se collent, pour boire une gorgée, au même grand verre d’eau qui suit le plat de confiture.
La soirée débute par une conversation générale, bruyante, animée, joviale
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M. F. Jérusalémy Le Tour du monde

Soudain, à un signal de la maîtresse de maison, ses filles ou celles de ses djarièhs qui possèdent des talents en musique s’asseyent en ligne sur un tapis, de manière à être vues de tout le monde, et se mettent à chanter en chœur des romances et des chansons, en s’accompagnant du santour, de la mandoline, de petites timbales et du tambour de basque, le tout à l’unisson. Les plus jolies voix et les instrumentistes les plus habiles exécutent des soli qui arrachent des soupirs et des exclamations de contentement à l’auditoire.
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