Mathieu-Richard-Auguste Henrion

Élements biographiques

Mathieu-Richard-Auguste Henrion,  Vie du révérend père Loriquet, de la Compagnie de Jésus… (1845)

“ Mais que devient l'éducation à cette déplorable époque? Privée de la religion, qui en était l'âme et la vie, réduite à la condition d'un cadavre, que pourra-t elle donner à la France, qu'une jeunesse sans principes et sans lois, qui, débarrassée de bonne heure des importunités de la conscience, ne connaîtra plus d'autre droit que la force, d'autre guide que le plaisir ou l'intérêt du moment, d'autres moyens que la violence ou la perfidie, d'autre but que la richesse ou le pouvoir en cette vie, d'autre espérance enfin, après la mort, que le néant? ”
Source : Gallica

Mathieu-Richard-Auguste Henrion,  Du devoir des 100,000 électeurs… (1824-1830)

“ Le mal est facultatif; l'homme est libre de le faire, mais il est coupable s'il le fait. La destitution d'un fonctionnaire incapable , ou prévaricateur, n'est donc pas seulement un droit, c'est encore un devoir.
La sottise de l'inamovibilité en général, comme toutes les sottises, se reconnaît à son effet : c'est la démocratie, la souveraineté du peuple, la révolte enfin, dans toute la force des mots. Un fonctionnaire subalterne est souverain, il est roi, du moment que le souverain n'a pas la puissance de le révoquer.
”
Source : Gallica

Mathieu-Richard-Auguste Henrion,  Notice sur la vie de M. Picot (1842)

“ Dans un temps où la religion a tant perdu de son influence, il n'est pas inutile peut-être de montrer celle qu'elle obtint jadis parmi nous, et de faire sentir tout ce qu'elle sut enfanter pour le bonheur des hommes. Entourés de ruines, nous nous consolons en nous rappelant tout ce qu'ont fait nos pères; et nous opposons involontairement leur piété à notre indifférence, leur charité à notre égoïsme, leur zèle à notre froideur, les monumens qu'ils ont élevés à ceux que produit notre siècle. ”
Source : Gallica

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