Mathieu-Richard-Auguste Henrion

Résumé

Mathieu-Richard-Auguste Henrion Du devoir des 100,000 électeurs… (1824-1830)

Le mal est facultatif; l'homme est libre de le faire, mais il est coupable s'il le fait. La destitution d'un fonctionnaire incapable , ou prévaricateur, n'est donc pas seulement un droit, c'est encore un devoir.
La sottise de l'inamovibilité en général, comme toutes les sottises, se reconnaît à son effet : c'est la démocratie, la souveraineté du peuple, la révolte enfin, dans toute la force des mots. Un fonctionnaire subalterne est souverain, il est roi, du moment que le souverain n'a pas la puissance de le révoquer.
Source : Gallica

Mathieu-Richard-Auguste Henrion Du devoir des 100,000 électeurs… (1824-1830)

AUX ELECTEURS DU ROI.
Ce n'est point le Ministère, ce n'est pas le Roi, ce n'est pas même la congrégation, qui nous fait un devoir de vous rappeler des devoirs. C'est plus que tout cela, quelque grand que cela puisse être. Les Rois, les Ministres, les congrégations, les colléges électoraux, les chambres, les chartes même passent ; la vérité, le devoir, seuls, demeurent, et demeureront éternellement.
Source : Gallica

Mathieu-Richard-Auguste Henrion Du devoir des 100,000 électeurs… (1824-1830)

Si la monarchie enfin, elle-même, était vaincue dans son sanctuaire, elle triompherait ailleurs : elle renaîtrait , comme le phénix, de ses cendres. Rien de ce qui est bienfaisant, rien surtout de ce qui est nécessaire, ne saurait périr. La Royauté et le Ministère trouvent, dans leurs humiliations, des forces qu'ils n'avaient point dans leur trophées. Si quelquefois le pied d'un Ministre glisse, quelquefois il se fortifie, dans le sang. La mort des royalistes, comme celle des chrétiens, et par la même raison, est la vie des royalistes !
Source : Gallica

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