O.

Élements biographiques

O. Revue des Deux Mondes

Ô roi, s’écrie-t-il plus loin, ne t’enorgueillis pas des drapeaux victorieux qui flottent autour de toi, des chars splendides qui t’environnent, et de cette foule craintive qui se prosterne à tes pieds, attendant l’ordre qui lui fera faire un acte d’obéissance, et l’heure où elle pourra te montrer sa soumission. Oui, tu es puissant par les hommes qui t’entourent, mais tu pèses lourdement sur la foule. N’oublie pas qu’il y a une puissance au-dessus de la tienne, la volonté d’un émir plus grand que toi.
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O. Revue des Deux Mondes

Cela doit être, regardez les chambres, et voyez s’il est là des partis et des têtes politiques organisées pour former un ministère. Il y a dans cette chambre un individualisme orgueilleux qui se refuse à ces alliances de noms où chacun apporte un renoncement d’amour-propre pour organiser quelque chose où tous ne soient pas au premier rang ; prenez un à un tous les députés marquans, tous ceux qui ont quelque faculté de parole, et demandez-leur s’ils ont entre eux la moindre cohésion, si chacun, dans sa solitude égoïste, ne cherche pas à se créer un parti à lui, et une fortune à lui.
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O. Revue des Deux Mondes

Souvent aussi, à travers sa gravité philosophique, perce son imagination de poète : il aime à faire des tableaux, à s’égarer dans une longue suite d’images et de comparaisons, et ses images sont pleines de grâce, et ses comparaisons pleines de justesse. Ce qui excite son indignation, ce qui enflamme sa verve, ce sont les vices des hommes, leur orgueil, leur égoïsme, leur convoitise, surtout leur ambition.
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