Paul Junka

Élements biographiques

Paul Junka Mademoiselle Nouveau Jeu

Sans ce bon, cet admirable Gontaud qui eut foi en moi et me permit, en me créant une position dans l’usine, d’étudier en paix, je serais mort de tristesse et de misère.
— Oh ! quel brave homme que M. Gontaud ! s’écria Huguette d’un élan. Je l’aime bien, et je le lui dirai !
Elle s’interrompit brusquement, effrayée des mots trop doux, trop tendres qui lui montaient du cœur aux lèvres.
De nouveau, elle tendait la main à Jean Quéroy.
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Paul Junka Mademoiselle Nouveau Jeu

En réalité, Huguette était heureuse parce que, pour la première fois, elle se sentait vraiment chez elle au château.
D’avoir le droit d’y recevoir ceux qui représentaient ses premières affections, la réconciliait presque avec l’imposante demeure dont les murailles avaient d’abord pesé sur son âme comme celles d’une prison.
Avec sa tendresse ingénieuse, M. d’Aureilhan avait deviné qu’il manquerait toujours quelque chose à Huguette tant que la maison paternelle ne serait pas grande ouverte à ses amis.
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Jean disait sa souffrance lors de la demande en mariage de M. Gontaud, l’obligation torturante de s’effacer pour laisser le champ libre à l’homme qui était son bienfaiteur et son ami ; Huguette rappelait ses doutes, son muet désespoir d’abandon.
Ils se regardaient ravis de s’être retrouvés pour ne plus se quitter, et ce regard rachetait les larmes, les craintes, les longues tristesses qui préparent la voie du destin.
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