Paul-Prosper Vermeil de Conchard, L'assassinat du maréchal Brune… (1887)
“ Le mot suicide n'était donc plus qu'un terme officiel. Nul ne doutait que le maréchal n'eût péri victime d'un assassinat politique. A Avignon, l'opinion unanime était que le maréchal avait été tué. On nommait publiquement les assassins et les auteurs du crime ; on désignait leurs complices. La version qu'il s'était suicidé n'était acceptée de personne. Mais les passions étaient encore tellement ardentes, qu'il était impossible de faire éclater la vérité. Il ne fallait pas songer à se faire rendre une justice immédiate: la crainte aurait glacé les témoins et les juges. ”
