Pauline de Noirfontaine

Élements biographiques

Pauline de Noirfontaine Une joie de ma vie : livre intime (1866)

Tout à coup le père Jean entra pour nous dire qu'un homme venait de se jeter du haut en bas du cap La Hève, et qu'il s'était brisé la tête en tombant.
— Est-ce à l'imprudence ou au désespoir qu'il faut attribuer ce malheur? demandai-je, avec l'émotion que cause un pareil événement.
— Je n'en sais rien, répondit le vieux marin; mais il y a là-haut un endroit fatal qui perçoit chaque année le tribut de quelque cadavre, et j'ai connu plus d'un individu qui, dégoûté de la vie, l'a choisi pour s'en délivrer.
Source : Gallica

Pauline de Noirfontaine Une joie de ma vie : livre intime (1866)

Quoique la vie d'une pauvre femme soit peu de chose sur la surface du globe, je continuais néanmoins mes recherches; et je commençais à désespérer de trouver un ermitage comme je l'avais rêvé, quand le hasard, ce pseudonyme du bon Dieu quand il ne veut pas signer, me fit découvrir un jour, jour béni dans ma vie, une petite Cabane au toit saillant et moussu, qui s'élève simple et coquette sur la pointe d'une falaise dominant la mer, et d'où l'on voit se déployer toutes les voiles qui entrent et sortent du port.
Source : Gallica

Pauline de Noirfontaine Une joie de ma vie : livre intime (1866)

Car une lettre est comme une partie de celui qui l'a écrite, c'est l'empreinte de son souffle, l'éclair de sa pensée, la pulsation de son cœur. Aussi celle que tenait la jeune femme dans ses mains tremblantes, produisait sur elle l'effet d'un rayon de soleil qui avait lui tout à coup à travers la brume de sa destinée. Il semblait que toutes les fibres de son âme, longtemps paralysées, reprenaient leurs vibrations, à mesure que l'impression d'un doute affreux se dissipait, et que son sang, qu'une pensée fixe n'accumulait plus à son cerveau, circulait plus librement.
Source : Gallica

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