Pierre Labarthe,  Voyage au Sénégal pendant les années 1784 et 1785

“ Le fort même du Cachao ne tiendrait pas vis-à-vis une frégate qui oserait s’embosser dans la rivière pour le foudroyer. Dans cet état de faiblesse, tout ce qui était Portugais d’extraction fut abruti ; quinze mille Portugais métifs, mulâtres et noirs sont répandus dans ce pays immense, conservant dans leur misère l’orgueil national et le goût pour la paresse. Ils n’ont tiré aucune ressource de l’agriculture ; leur plus grande occupation est d’être les courtiers du commerce que les autres nations européennes viennent faire dans ces contrées où ils avaient dominé autrefois. ”
Source : Wikisource

Pierre Labarthe,  Mémoire pour servir de réponse à celui du colonel Laserre… (1805)

“ Que feront-ils de leurs marchandises? La saison des pluies approche, les orages, les tempêtes menacent leur tête, et les avertit qu'il est bientôt temps de se réfugier vers le mont Atlas; la nature se déclare pour nous ; que feront-ils? dit avec confiance le sieur Laserre : de deux choses l'une, ou ils enfouiront leur gomme dans les sables pour les exhumer au retour de la belle saison, ou ils la transporteront à Portendick. ”
Source : Gallica

Pierre Labarthe,  Mémoire pour servir de réponse à celui du colonel Laserre… (1805)

“ Si l'on en croit cependant le mémoire du colonel Laserre, c'est lui qu'on doit considérer comme le restaurateur du Sénégal. Selon lui, toutes les parties de l'administration, au moral comme au physique, étaient dans le plus déplorable délabrement ; d'après son récit, les batteries se trouvaient sans plateforme, sans épaulement; les postes les plus importans n'avaient qu'une pièce de canon démontée ; les points de défense étaient nuls; l'arsenal, la poudrière, le fort tombaient en ruines. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature