Évariste Galois

Élements biographiques

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Pour établir la propriété générale que nous venons d’énoncer relativement aux équations primitives qu’on peut résoudre par radicaux, nous pouvons supposer que l’équation que l’on veut résoudre soit primitive, mais cesse de l’être par l’adjonction d’un simple radical. En d’autres termes, nous pouvons supposer que, étant premier, le groupe de l’équation se partage en groupes irréductibles conjugués, mais non primitifs. Car, à moins que le degré de l’équation soit premier, un pareil groupe se présentera toujours dans la suite des décompositions.
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Si un passé pénible le garantit du premier, un amour profond de la science, qui la lui fait respecter dans ceux qui la cultivent, assurera contre le second son impartialité.
Il est pénible dans les sciences de se borner au rôle de critique : nous ne le ferons que contraint et forcé. Quand nos forces nous le permettront, après avoir blâmé, nous indiquerons ce qui à nos yeux sera mieux. Nous aurons souvent ainsi l’occasion d’appeler l’attention du lecteur sur les idées nouvelles qui nous ont conduit dans l’étude de l’analyse.
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On trouvera ici une condition générale à laquelle satisfait toute équation soluble par radicaux, et qui réciproquement assure leur résolubilité. On en fait l’application seulement aux équations dont le degré est un nombre premier. Voici le théorème donné par notre analyse :
Pour qu’une équation de degré premier, qui n’a pas de diviseurs commensurables, soit soluble par radicaux, il faut et il suffit que toutes les racines soient des fonctions rationnelles de deux quelconques d’entre elles.
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