Résumé

Portrait de Abel Lefranc Abel Lefranc Hélène de Tournon. Celle qui mourut d’amour et l’Ophélie d’Hamlet

Je veux dire que vous enfermez une âme légère sous une beauté sévère.
Examinons à présent l’allusion singulière dont Celle qui mourut d’amour est ici l’objet. Aucune hésitation ne saurait exister au sujet de la signification de ce texte : il doit s’appliquer à une aventure réelle. Nous sommes à la cour de Navarre : ce sont les dames d’honneur de la princesse de France, c’est-à-dire de Marguerite de Valois, comme nous l’avons démontré, qui devisent entre elles et évoquent un souvenir certainement vécu, et tout à fait contemporain, lequel s’applique à la sœur de l’une d’entre elles.
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Portrait de Abel Lefranc Abel Lefranc Hélène de Tournon. Celle qui mourut d’amour et l’Ophélie d’Hamlet

Ainsi l’histoire d’Ophélie et celle du Ve acte de Peines d’Amour perdues n’en font qu’une : l’une et l’autre dérivent du drame d’amour dont Mlle de Tournon a été l’héroïne.
Faut-il ajouter encore que jamais nul indice vraiment probant, n’a été fourni en ce qui touche les sources et l’origine de l’épisode immortel d’Ophélie ? Rien, dans le théâtre antérieur connu, n’en donne l’idée, même lointaine. Certes, il appartient en propre à l’auteur du théâtre de Shakespeare, comme plusieurs des plus touchants épisodes passionnels de son théâtre.
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Portrait de Abel Lefranc Abel Lefranc Hélène de Tournon. Celle qui mourut d’amour et l’Ophélie d’Hamlet

C’est bien l’histoire de celle que « l’amour rendit si mélancolique, triste et morose », qu’elle en mourut. D’un côté comme de l’autre, il s’agit d’Hélène de Tournon, fille de la dame d’honneur de la reine Marguerite [12] et qui, au moment où les faits se passent, vivait avec sa mère, à la cour de cette princesse, après avoir appartenu quelque temps à la maison de Catherine de Médicis.
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