F. de Lagenevais,
Revue musicale - 14 décembre 1875
“ Donna Anna, comme Chimène, a la mort de son père à venger, elle a de plus l’outrage infligé à son honneur dans cette rencontre à jamais fatale dont le récit de Mozart, — tragique, attendri, passionné, éloquent jusqu’en ses réticences, — semble ne pas vouloir omettre un détail. De cette heure maudite, inoubliable, sort tout le personnage. Cet homme qui vient de l’insulter, il faut qu’il meure. S’il ne meurt aujourd’hui, je puis l’aimer demain. Attendra-t-elle jusqu’à demain pour l’aimer ? Question aussitôt résolue que posée, quand on pense que cet homme est don Juan. ”
