Résumé

D. Ordinaire Les Trois Types de la Comédie, Gentilshommes…

Bientôt la corruption gagne l’esprit : la passion est la mère ingénieuse du sophisme.
Le libertin, après avoir mis le vice en pratique, le met en théorie. Il se justifie à ses propres yeux, et se débarrasse de sa conscience comme d’un fardeau incommode. Il devient alors cet être élégant et pervers, aimable et insensible, corrompu et corrupteur, ornement de la cour et fléau de la société, flatteur du prince et bourreau du peuple, sans cœur, sans entrailles, qui s’appelle Lauzun, Grammont, Richelieu, Lovelace, don Juan : race aujourd’hui éteinte, et qui, grâce à Dieu, ne renaîtra plus.
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D. Ordinaire Les Trois Types de la Comédie, Gentilshommes…

La comédie est une peinture, non une satire. Dandin est un bourgeois ridicule, comme don Juan est un gentilhomme pervers. Est-ce flétrir une classe que de signaler les travers ou les vices qui lui sont propres ? Que le tableau des infortunes conjugales du pauvre Dandin soit peu moral, d’accord ; mais qu’il soit conçu à dessein pour amuser la noblesse aux dépens de la roture, je le nie. Molière est un philosophe qui prend ses originaux où il les trouve, et les met en scène sans passion, sans parti-pris, sans autre intention que de peindre au naturel et de divertir son public.
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D. Ordinaire Les Trois Types de la Comédie, Gentilshommes…

Soit qu’il dispute avec son valet ou qu’il vole au secours d’un inconnu attaqué par des bandits, soit qu’il éconduise son créancier ou fasse l’aumône à un pauvre par amour de l’humanité, il se montre si spirituel dans son impiété, si gentilhomme dans son insolence, son courage dans le danger est si spontané et si calme, son insensibilité en face de la mort si parfaite, qu’au milieu de l’horreur que nous inspirent ses méfaits, nous éprouvons pour lui un sentiment pareil à celui du père de l’Écriture pour son enfant prodigue.
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