Alexandre Huot

Résumé

Alexandre Huot La ceinture fléchée

Le vieillard pâlit terriblement et s’écria en levant les bras au ciel :
— C’est lui ! Mon Dieu ! préservez-moi.
— Qu’y a-t-il ? monsieur. Qu’y a-t-il ?
Le vieillard se ressaisit vite :
— Oh ! rien, rien. Ne fais pas attention.
— Au fait, monsieur, j’oubliais de vous dire que le premier étranger que nous avons vu il y a deux jours s’appelle Jacques Martial.
— Oui, oui, je le savais. Mon Dieu ! que vais-je devenir ? Jacques Martial et puis l’autre, l’autre ! c’est terrible.
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Alexandre Huot La ceinture fléchée

Voyons, est-ce qu’un homme qui donne $1500 à un curé peut être un voleur ?
— Monsieur le curé, expliqua-t-il, un soir, pour défendre ce vieillard contre les calomnies des villageois je me vis obligé de mentir. Je leur fis accroire qu’il vous avait donné une grosse somme d’argent. Alors, de suite, les louanges se mirent à pleuvoir. Je racontai ensuite l’affaire au vieillard qui, en vous envoyant l’argent, a voulu sans doute effacer mon mensonge.
— Ainsi, tu connais ce vieillard, toi, Jérôme ? fit le curé de Saint-Anaclet.
— Nom d’une pipe maudite ! s’exclama le guide, j’ai trahi mon secret.
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Alexandre Huot La ceinture fléchée

Grâce à des détours habiles et à des finesses de conversation, il avait réussi à se faire inviter par la mère d’Alice à demeurer chez elle pour le temps qu’il passerait à Sainte-Blandine.
Une douce intimité s’était établie entre le jeune homme et la jeune fille. Ils entretenaient de longues conversations sur les sujets les plus variés. Leurs deux esprits communiaient aux mêmes idées, leurs deux cœurs aux mêmes sentiments. Ce n’était pas le coup de foudre ; non, c’était tout simplement la naissance d’une amitié saine que la jeunesse et l’ardeur du sang transformerait peut-être en amour.
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