Résumé

Alfred Des Essarts Une perle dans la mer : roman inédit… (1841)

Il se représente Edwina comme une idole à l'abri du contact des mains profanes, mais que tous les yeux peuvent librement contempler. Persuadé de l'abnégation de son amour, il n'a pas le courage d'imposer silence à des sentimens qui ne demandent qu'à exister.
D'un autre côté, se laissant aller à l'impétuosité naturelle à son âge, il s'élance par le souvenir sur les traces de la sylphide qui a passé devant lui comme une apparition magique. Ce rêve aux contours d'or et d'azur il voudrait le saisir à deux mains, l'étreindre
sur son coeur et y croire enfin par la réalité de la possession.
Source : Gallica

Alfred Des Essarts Une perle dans la mer : roman inédit… (1841)

Expliquez-vous, madame.
- C'est si dangereux et si naturel... un jeune homme, une jeune fille : deux printemps qui se rencontrent. Vous n'avez jamais rêvé que sir Éverard pourrait être votre...
Adeline se détourna comme si elle eût été aperçue de l'aveugle. Celle-ci acheva : — Votre mari.
— Mon mari ! dit miss Hopkins en se levant avec vivacité et d'un air presque offensé. Mais vaincue par l'émotion elle retomba sur sa chaise et cacha son visage entre ses mains. Mistriss Elisabeth se pencha vers elle en ajoutant d'un ton de bonté maternelle.
Source : Gallica

Alfred Des Essarts Une perle dans la mer : roman inédit… (1841)

Quant à la noblesse de caractère, aux vertus solides de miss Hopkins , il n'avait pas besoin d'en être instruit ; depuis longtemps il les honorait dans son coeur, mais sa pensée les lui retraça également ; et la double beauté morale et physique d'Adeline, jointe à la crainte de voir cet ange s'exiler auprès du vieillard, produisit sur l'esprit de sir Mandlebert cette sensation d'aspiration ardente qu'on éprouverait en admirant un paysage enchanteur dont on serait séparé par un profond abîme.
Source : Gallica

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