Résumé

Portrait de Alphonse Daudet Alphonse Daudet La Menteuse, pièce tirée de la nouvelle publiée par Alphonse Daudet… (1895)

MARIE .
– Pauvre petite Lucile ! Je la vois encore dans ce grand salon , disant , les yeux gros de larmes : « Je ne l' aime pas ... nous ne nous aimons pas . » Comme elle a menti ! C' est la seule fois , n' est -ce pas , maman ? Elle l' a fait , elle , le beau mensonge , celui dont on a le droit d' être fier ! Mais vous aurez votre récompense , allez , chère petite , quand je ne serai plus là , avant peu .
LUCILE , pleurant .
– Oh ! ne parlez pas ainsi . Vous savez bien que Georges vous aime uniquement , que par vous seule il peut être heureux .
GEORGES , à Marie .
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Daudet Alphonse Daudet La Menteuse, pièce tirée de la nouvelle publiée par Alphonse Daudet… (1895)

Je l' ai vu hier , quand Lucile était là . Eh bien ! séparons -nous .
GEORGES .
– Marie !... mais tu es folle !
MARIE , sanglotant tout à coup .
– Qui m' aurait dit ça , pourtant ! Après dix mois de mariage ... toi qui prétendais m' aimer au-dessus de tout !
GEORGES , la prenant dans ses bras , malgré une résistance .
– J' ai eu tort , ma chère petite femme .... Je conviens que j' ai eu tort . Oui , ce ne sont que des enfantillages , qui ne valaient pas la peine de se fâcher .
MARIE .
– Méchant !
GEORGES .
– Que veux -tu ? On est jaloux , on est soupçonneux , quand on aime .
MARIE .
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Daudet Alphonse Daudet La Menteuse, pièce tirée de la nouvelle publiée par Alphonse Daudet… (1895)

GEORGES .
– Oui , tu as mal , mais je veux une réponse . Chez qui allais - tu quand je te croyais à Saint-Germain ? Tu n' as pas de sœur ; tu n' as pas d' amis , personne ne te connaît . D' où venaient ces fleurs , ce bracelet , tes toilettes ?
MARIE .
– Pardon , mon Geo .
GEORGES .
– Tu m' as trompé , tu as trompé ma mère ; tu m' as menti à toutes les heures , à tous les instants . Tu connaissais ma vie , et je ne savais rien de la tienne . Rien , pas même ton nom ; car il n' est pas à toi , je suppose , le nom que tu portais . Ah ! la menteuse , la menteuse .... Il avait bien
raison .
Source : Gallica

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