Résumé

Antoine Blatin Quelques considérations sur la gymnastique au point de vue de l'éducation… (1876)

Il est une implacable loi de la nature, Messieurs, qui veut que chaque organe fonctionne pour le but qui lui est assigné. C'est la condition indispensable de son existence ; s'il y manque, il doit mourir, car c'est seulement dans son activité fonctionnelle que la nature prévoyante a voulu qu'il puisât les éléments de réparation qui lui sont nécessaires. Bien plus encore, tous les organes sont tellement solidaires que, lorsque quelqu'un d'entre eux remplit incomplètement ses fonctions, les autres en subissent indirectement la fâcheuse influence.
Source : Gallica

Antoine Blatin Quelques considérations sur la gymnastique au point de vue de l'éducation… (1876)

L'organisme peut aisément se comparer à une machine compliquée avec ses moteurs, ses leviers et ses moyens de transmission. Or, le propre d'une machine dont un seul rouage est insuffisant est de s'user vite et d'éprouver des accidents nombreux : la machine animale n'échappe pas à cette loi. Tout vice d'organisation, si léger, si étranger au fonctionnement général qu'il puisse paraître, offre une prédisposition à une multitude d'accidents qui, s'engendrant les uns les autres, finissent par éclater violemment tôt ou tard.
Source : Gallica

Antoine Blatin Quelques considérations sur la gymnastique au point de vue de l'éducation… (1876)

Chez tous les êtres, plantes ou animaux, soumis à l'éducation de l'homme, les modifications les plus étranges s'opèrent avec une telle rapidité que les esprits les moins vulgaires demeurent parfois confondus devant de pareils résultats. N'est-ce pas à volonté que, chez le bœuf par exemple, nous faisons développer les organes du travail ou ceux de la boucherie, à tel point que l'animal ne devient plus, entre nos mains, qu'une sorte de pâte molle que l'éleveur façonne en quelque sorte à sa guise?
Source : Gallica

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