Antoine Rodier de Labruguière

Résumé

Antoine Rodier de Labruguière D'Anduze à Amsterdam (1770-1771… (1900)

On a pour cet effet des sortes de
bâteaux qu'on appelle ponts où une voiture entre
fort aisément. Mais ce pont ne se trouva point et
nous fumes obligés de défaire nos malles, de les
faire passer dans un bateau ordinaire. Après que
nous fumes passés de l'autre côté, il fallut se procu-
rer un autre carosse, ce qui nous retarda beaucoup.
On y réussit enfin et nous partîmes de Gorkum à
deux heures, après y avoir dîné avec du beurre et de
la viande fumée. Nous arrivâmes à huit heures à
Utrecht. Nous logeâmes au Château d'Anvers, chez
Noblet. On y est fort bien.
Source : Gallica

Antoine Rodier de Labruguière D'Anduze à Amsterdam (1770-1771… (1900)

Dans ce tems là, les paysans, les laquais, les sui-
vantes sont sur un canal à patiner et à parier qui y
ira le plus vite.
On s'amuse encore en allant en carosse sur l'Y,
lorsqu'il est bien pris. Ces amusemens n'éioient pas
ceux pour lesquels j'avois le plus de goût. J'allois
avec plus de plaisir parcourir la ville, unique dans
son espèce. Amsterdam, situé sur le confluent de
l'Amstel et de l'Y, est une superbe ville. Comme le
terrain est marécageux, il a fallu recourir à l'art pour
y bâtir solidement.
Source : Gallica

Antoine Rodier de Labruguière D'Anduze à Amsterdam (1770-1771… (1900)

L'après-midi, nous fûmes à la Co-
médie avec Mme Bouffé, M. et Mme Yandergoes,
Hollandais. Nous vimes donner Hypennnestre (I) et
L'aveugle clairvoyant (2) . Ces deux pièces furentfort
bien rendues. Au sortir de la Comédie, nous fûmes
voir le sieur Comus qui fait de beaux tours d'adresse
et de plus beaux encore de physique. Cet homme a
des talens surprenans. Il a poussé extrêmement
loin la connoissance de la physique et il fait toutes
les années quelques nouvelles découvertes, et son
temps n'est pas tout pour le public.
Source : Gallica

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