Antonio De Giuliani

Résumé

Antonio De Giuliani Adresse à la Convention nationale… (1793)

La Noblesse prétend à sa protection et fait tous ses efforts pour le mettre dans son parti. Le Peuple a le même droit et fait les mêmes efforts. Le Souverain qui est entre deux, tache de concilier
les différents intérêts en maintenant la balance autant qu'il est en son pouvoir.
Le moment vient où ce pouvoir ne suffit plus : on s'apperçoit de son impuissance : alors la question se décide autrement: la Souveraineté n'est plus rien dès qu'elle n'a plus de force: la discorde et les dissensions civiles commencent, et voilà par quels degrés on marche aux Révolutions. Où est donc le crime du Roi?
Source : Gallica

Antonio De Giuliani Adresse à la Convention nationale… (1793)

Nobles de tous les Pays qui empêchez les Rois de s'occuper du sort du peuple, qui avec tant de fierté exercez
impunément l'Oppression dans les Campagnes et dans les Villes, et qui rejettez à la charge du Monarque, toujours innocent, une tyrannie accablante qui ne vient que de vous seuls, voyez le sort qui vous attend, et comment tôt ou tard le temps de la vengeance arrive pour le Peuple. Lorsque au lieu d'être les oppresseurs, vous êtes les opprimés, c'est alors que pour la premiere fois vous savez ce que c'est que l'oppression.
Source : Gallica

Antonio De Giuliani Adresse à la Convention nationale… (1793)

Ce Peuple est plus heureux dans son inégalité que le vôtre ne le sera jamais dans son égalité chimérique. Il respecte la Noblesse sans la craindre. Il n'est nullement envieux de ce Luxe et de cette grandeur qui sont les sources de sa nourriture. Il brave l'oppression en allant tout droit jusqu'à celui qui seul revêtu du pouvoir suprême, l'écoute, lui rend justice, et le renvoie content.
Source : Gallica

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