Résumé

Brochure politique des beaux-esprits du jour (1836)

C'est donc au gouvernement à remoraliser le peuple; mais c'en est fait de lui s'il écoute les beaux-esprits du jour, si on lui persuade que la légalité nous tue, lorsque les lois seules peuvent nous sauver. « In legibus salus ; sans lois, dit Cicéron, il n'y aurait ni peuples, ni villes, ni nations : l'univers entier périrait. » En effet, ôtez les lois, la société est livrée aux horreurs de l'anarchie ; tout sera désordre, confusion, bouleversement ; la moitié du genre humain est armée contre l'autre : de là la nécessité des lois, in legibus salus.
Source : Gallica

Brochure politique des beaux-esprits du jour (1836)

On ne cesse de répéter qu'il y a beaucoup d'esprit en France. Le grand Frédéric disait : « Les Français se piquent d'être profonds, ils ne sont que de froids raisonneurs ; » il ajoutait : « Je ne suis pas le seul qui remarque que le génie et les talents sont plus rares en France qu'à la fin du siècle précédent. »
Montesquieu, tout en convenant qu'on rencontre beaucoup d'esprit en France, dit : «Quand l'esprit court les rues, le sens qu'on nomme commun n'est pas si commun qu'on pense. »
Source : Gallica

Brochure politique des beaux-esprits du jour (1836)

Je sais qu'un noble esprit peut, sans honte et sans crime, Tirer de son travail un tribut légitime.
De beaux-esprits ont, il est vrai, abusé des sciences et des lettres ; ce n'est pas une raison pour né pas encourager les hommes qui les cultivent, qui cherchent à éclairer la société, à rapprocher les esprits divisés, à les rallier autour du gouvernement. « Si tu veux faire croître les talents, dit un proverbe persan, sème des récompenses. »
Source : Gallica

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