Résumé

C. Lavollée La Statistique des chemins de fer français…

Invoquer ainsi les résultats connus, jeter l’eau froide de la statistique sur des illusions trop ardentes, mettre un chiffre à la place d’une chimère, ce n’est point combattre l’esprit d’entreprise. Il faut en toutes choses savoir ce que l’on fait, et nous préférerions, pour notre part, voir accorder une subvention et la garantie d’intérêt pour un chemin de fer utile plutôt que d’assister gratuitement aux infortunes d’un concessionnaire imprudent et de ses associés.
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C. Lavollée La Statistique des chemins de fer français…

Une fausse manœuvre risquerait de coûter des millions et de faire pencher vers la ruine, qui serait la ruine publique, le plateau d’une balance qui se trouve déjà chargée d’un poids de 300 millions pour l’intérêt des obligations, c’est-à-dire pour le service d’une dette. Aussi est-ce avec beaucoup d’attention qu’il convient d’observer les résultats de l’exploitation des chemins de fer, d’examiner si les recettes suivent la même progression que les dépenses et de s’éclairer sur les conséquences financières qui résultent de l’extension du réseau.
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C. Lavollée La Statistique des chemins de fer français…

Lorsque la création du réseau a été déterminée par un intérêt gouvernemental, comme en Belgique après 1830, ou lorsque l’industrie privée n’était pas assez entreprenante ni assez riche pour mettre la première main à l’œuvre de construction, comme en Suède, en Danemark et même en Allemagne, ou bien encore lorsque la forme du gouvernement voulait que tous ses intérêts fussent soumis à la direction du pouvoir central, comme en Russie, c’est l’état qui s’est chargé de commencer le réseau et de l’exploiter.
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