Camille Lévi

Résumé

Camille Lévi Le combat de Formerie (1901)

« A la guerre, il faut toujours vouloir ce que l'ennemi ne veut pas ». Cela ressort bien aussi de la sagesse des nations : Ne forçons pas notre talent.
Autrement dit : aux armées organisées, la recherche de la bataille ; aux nouvelles levées, les escarmouches.
Si l'exemple du 1er bataillon du Nord montre une fois de plus que : tant vaut le chef, tant vaut la troupe, il n'en est pas moins hors de doute, que l'heureuse issue du combat de Formerie eut une influence considérable sur l'excellente tenue de ce bataillon pendant toute la campagne du Nord.
Source : Gallica

Camille Lévi Le combat de Formerie (1901)

L'ennemi commençait à céder dans les rues,
puis le canon cessa brusquement : en me portant vivement en avant, je vis dans le brouillard des hommes que je pris pour l'ennemi et qui étaient sur l'emplacement abandonné par l'artillerie ; quelques coups de feu furent même tirés sur eux par mes mobiles qui sortaient très animés des différentes rues. J'appris alors par ces hommes qu'ils appartenaient à un bataillon de volontaires du Nord qui avait marché au canon et avait pris absolument à revers la batterie allemande qui n'avait eu que le temps de ratteler.
Source : Gallica

Camille Lévi Le combat de Formerie (1901)

Cette fois les mobiles ont compris et les obus qui suivent, trouvent chacun à sa place, et le mouvement en avant prend plus d'allure. Enfin, on commence à apercevoir, par-ci par-là, les Prussiens à travers les haies, à moins de 50 mètres, et l'un d'eux, s'approchant à l'abri d'une haie, vient coucher en joue, à 10 mètres, le chef de détachement; mais le capitaine Lambin, saisissant vivement le fusil d'un mobile, fait feu le premier et l'étend raide mort.
Source : Gallica

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