Ch. Coquelin, Revue des Deux Mondes
“ En un mot, la cité était tout ; l’homme, l’individu, n’était rien. Au contraire, ce qui fait le caractère propre de la civilisation moderne, c’est la décroissance des priviléges de la cité et la réhabilitation de l’homme ; c’est le respect toujours plus grand de la personnalité humaine et des droits de l’individu. La liberté de la personne, celle des opinions, des croyances, de la propriété, de l’industrie, tant d’autres libertés encore, dont la communauté se jouait autrefois sans retenue et sans vergogne, sont devenues choses saintes et inviolables, même à l’encontre de la raison d’état. ”
