Résumé

Ch. Coquelin Revue des Deux Mondes

En un mot, la cité était tout ; l’homme, l’individu, n’était rien. Au contraire, ce qui fait le caractère propre de la civilisation moderne, c’est la décroissance des priviléges de la cité et la réhabilitation de l’homme ; c’est le respect toujours plus grand de la personnalité humaine et des droits de l’individu. La liberté de la personne, celle des opinions, des croyances, de la propriété, de l’industrie, tant d’autres libertés encore, dont la communauté se jouait autrefois sans retenue et sans vergogne, sont devenues choses saintes et inviolables, même à l’encontre de la raison d’état.
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Ch. Coquelin Revue des Deux Mondes

La société anonyme est la véritable association de notre temps, celle que les besoins actuels de l’industrie réclament et à qui l’avenir appartient. Tout le prouve, son origine récente, ses rapides succès pendant le court intervalle de temps où elle a été presque libre, les efforts que l’on a faits tant en Angleterre qu’en France pour la suppléer, et son immense propagation aux États-Unis, où elle a été moins entravée par l’autorité publique. Il suffit d’ailleurs de considérer sa nature pour voir combien elle entre dans l’esprit du commerce, et avec quelle facilité elle s’adapte à ses besoins.
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Il n’en est pas de même en Angleterre. Là, chacun fait son affaire propre du perfectionnement général des procédés. Qu’importe qu’une découverte soit tenue secrète par son auteur ; le fabricant anglais sait bien qu’elle se divulguera tôt ou tard, et que, grace à la loi de non-exportation, il en jouira toujours avant les étrangers. Lors même que l’inventeur se réserve le privilége de son invention au moyen d’un brevet, n’a-t-on pas toujours la chance de s’entendre avec lui à l’aide de quelques sacrifices ? et c’est encore un avantage que l’étranger n’a pas.
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