Résumé

Charles Cordier Essai sur la toxicité de quelques champignons avant et après leur dessiccation… (1899)

Les personnes qui en font usage sont, peu après, prises d’une grande excitation, souvent même d’une sorte de folie furieuse. Quand l’ivresse touche à sa fin, on retrouve dans l’urine le poison du champignon, et cette dernière possède les mêmes propriétés que le breuvage ; aussi, comme dans ce pays, la Fausse-Oronge, paraît-il, coûte cher, et est un produit de luxe, les pauvres gens qui n’ont pas le moyen d’en acheter recueillent l’urine des buveurs et l’absorbent afin d’éprouver à leur tour les mêmes jouissances 3.
Source : Gallica

Charles Cordier Essai sur la toxicité de quelques champignons avant et après leur dessiccation… (1899)

EXPÉRIENCE VL — La substance toxique, qui existe dans les Helvelles fraîches et produit des effets si délétères, n’existe plus du tout dans les Helvelles desséchées ; elle est peut-être d’une nature fugace et disparaît probablement peu à peu pendant la dessiccation avec l’eau qui s’évapore, ou bien se détruit. Plus les Helvelles sont fraîches et jeunes, plus le poison qu’elles contiennent est abondant et actif ; plus elles sont âgées et pauvres en eau, moins elles sont dangereuses, puisque la perte en eau et la diminution du poison vont de pair.
Source : Gallica

Charles Cordier Essai sur la toxicité de quelques champignons avant et après leur dessiccation… (1899)

Il ne faut pas trop s’étonner de ce résultat. J’ai fait quelques expériences sur des lapins, autant pour reconnaître leur degré de sensibilité à l’action des champignons vénéneux que pour m’assurer de la toxicité des échantillons ; ces animaux, que je croyais plus sensibles qu’ils ne le sont en réalité, ne se ressentent que fort peu de l’ingestion des poisons ; et si certains auteurs, auxquels je m’étais fié, croient que le lapin domestique ne touche qu’aux champignons mangés par l’homme, d’autres disent, avec raison peut-être, qu’il peut les manger tous.
Source : Gallica

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