Résumé

Victor Gillot Etude médicale sur l'empoisonnement par les champignons (1900)

L’animal succombe-t-il, les nombreuses glandes de l’estomac et de l’intestin sont entièrement détruites et il n’existe plus (de môme que dans l’empoisonnement par le phosphore) qu’une membrane mince, lisse, privée de glandes, qui mérite à peine le nom de muqueuse.
Qu’une substance, qui est un poison aussi redoutable pour le protoplasma des globules rouges du sang, soit également un poison pour le protoplasma si délicat et si sensible des cellules du système nerveux ganglionnaire du coeur, ainsi que pour celles du système nerveux en général, cela n’est pas surprenant.
Source : Gallica

Victor Gillot Etude médicale sur l'empoisonnement par les champignons (1900)

Sur le cadavre d’une personne morte depuis deux ou trois jours, après avoir eu des évacuations nombreuses, il n’est pas étonnant, certes, de ne pas rencontrer des spores à profusion. Il est donc bon de renouveler ici ce conseil, qu’un médecin doit toujours recueillir les premières évacuations pour les faire examiner, dès que lui vient à l’esprit le soupçon d’empoisonnement par les champignons. Cette recherche est de la plus haute importance en médecine légale.
Source : Gallica

Victor Gillot Etude médicale sur l'empoisonnement par les champignons (1900)

Les symptômes d’intoxication, qui apparaissaient de quatre à dix heures après le repas, débutent par de l’oppression douloureuse et spasmodique, des nausées et vomissements, quelquefois des coliques et de la diarrhée, puis du vertige et des convulsions, de l’ictère et de l’hématurie, et enfin un état somnolent ou comateux, très persistant et qui peut même se terminer par la mort. Des expériences nombreuses instituées sur les animaux ont reproduit les mêmes effets, surtout la sanguinolence de l’urine.
Source : Gallica

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