Résumé

Charles-Joseph Richelet Présidence de la République ! Qui nommerons-nous… (1848)

LE CONSEILLER. — Pensez-vous, citoyen Préfet, que les grands industriels, obligés de fermer leurs ateliers pour ne pas arriver à une ruine inévitable ; pensez-vous que les négociants et les marchands, après huit mois de malaise, et qui n'entrevoient pour terme de ce pitoyable état de choses que la banqueroute, puissent entièrement partager votre opinion ? Pensez-vous que l'honnête ouvrier, privé du travail nécessaire au soutien de sa famille, puisse la partager?
Source : Gallica

Charles-Joseph Richelet Présidence de la République ! Qui nommerons-nous… (1848)

LE PRÉFET. — Je vois, M. le Conseiller , que je me suis étrangement trompé ; car je vous croyais bien disposé en faveur de notre candidat. Mais avez-vous réfléchi que pour faire sortir la Présidence du vote universel, il faut plus que la simple majorité , il faut la majorité absolue; peut-on jamais espérer de la réunir sur un seul homme? Dans le cas contraire la nomination par l'Assemblée nationale n'est pas douteuse.
Source : Gallica

Charles-Joseph Richelet Présidence de la République ! Qui nommerons-nous… (1848)

Le gouvernement de la République, est à n'en pas douter, le plus juste des gouvernements ; c'est lui qui devrait apporter la plus grande dose de bonheur au peuple, en le moralisant et en évitant de faire peser sur la nation toutes les charges dont on l'accable. Mais pour établir la République sur des bases solides et viables, il faudrait trouver de véritables républicains. Et savez-vous ce qu'est un véritable républicain , c'est un homme de moeurs pures, exempt d'égoisme et d'ambition, sachant sacrifier ses propres intérêts à l'intérêt général, acceptant le pouvoir et ne le briguant pas
Source : Gallica

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