Résumé

Conférences scientifiques et littéraires faites et publiées sous les auspices de l'Académie de Poitiers par les professeurs des Facultés de droit… (1867)

Si la beauté, dont la poésie cherche à fixer la radieuse et fugitive image, n'est qu'un idéal moral, que serait une nation sans poésie, c'est-à-dire sans rêve, sans idéal, sans but? Que serait pour l'homme la vie, s'il fallait en entrant dans cet antre y laisser aussi l'espérance ! Si du monde moral venait à disparaître la poésie, l'homme sentirait, j'en suis sûr, un plus grand froid au cœur que s'il voyait, des saisons de l'année, disparaître la joie du printemps, ou si, dans le ciel, venait à s'éteindre la gloire du soleil.
Source : Gallica

Conférences scientifiques et littéraires faites et publiées sous les auspices de l'Académie de Poitiers par les professeurs des Facultés de droit… (1867)

Le philosophe Kant définit le devoir un impcralif,
c'est-à-dire un commandement. Or la volonté a le pouvoir de se commander certains actes, de s'en faire une loi, une obligation, un devoir. C'est dans ce pouvoir qu'elle manifeste sa liberté, et elle est d'autant plus libre, dans son empire sur elle-même, qu'elle s'affranchit davantage du joug des passions pour ne suivre que les maximes de la raison. On pourrait donc regarder la loi morale comme un commandement que s'impose à elle-même une âme vraiment libre.
Source : Gallica

Conférences scientifiques et littéraires faites et publiées sous les auspices de l'Académie de Poitiers par les professeurs des Facultés de droit… (1867)

La dégradation physique, intellectuelle et morale conduira l'humanité à sa fin, sans qu'il soit besoin que la nature s'en mêle et conspire contre elle. Ne redoutez pas tant l'extinction du soleil : c'est l'homme qui par sa perversité et sa corruption éteindra en lui le flambeau de la vie.
Avant donc que d'ouvrir les nouvelles perspectives que l'on peut entrevoir pour l'humanité sous le règne d'un nouveau soleil, il est bon d'écarter cet argument moral. Permettez-moi cette petite digression.
Je m'intéresse à l'humanité parce que je la crois en progrès et non en décadence.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature