Résumé

Constantin Balassa L'art de ferrer les chevaux sans faire usage de la force… (1835)

Tout amateur de chevaux se convaincra facilement que le cheval ne peut supporter long-temps le regard fixe de l'homme. L'expérience m'a prouvé qu'on peut par ce moyen acquérir une puissance extraordinaire sur lui, et qu'ainsi, lorsqu'on est à pied, le fouet devient tout-à-fait inutile pour lui imposer. On peut animer et récompenser un cheval par un regard bienveillant, et le réduire à l'obéissance par un regard sévère.
Source : Gallica

Constantin Balassa L'art de ferrer les chevaux sans faire usage de la force… (1835)

C'est une loi inhérente à la nature du professorat, que de savoir se faire comprendre; elle est d'autant plus indispensable, lorsqu'il s'agit de l'éducation d'un animal sans raison. Lorsque le prétendu instructeur, incapable et vaniteux, n'est pas compris, le but de l'éducation ne peut être atteint ; et plus les traitemens qu'il fait subir sont rigoureux, plus le mal augmente: c'est ce qui arrive lorsque l'ignorant écuyer , rejetant sur le cheval les torts qui ne sont que les siens, emploie une rigueur aussi injuste qu'absurde.
Source : Gallica

Constantin Balassa L'art de ferrer les chevaux sans faire usage de la force… (1835)

C'est avec raison que nos meilleurs ouvrages sur l'art vétérinaire affirment qu'il n'existe pas , pour ainsi dire, de chevaux méchans par nature ; s'ils le deviennent , c'est uniquement parce que nous nous occupons peu, ou pas, de reconnaître leur caractère individuel. Aussi, nous préférons l'éperon et le fouet pour interprète de nos volontés, à la voix et au geste; en un mot, nous ne savons nullement nous faire comprendre de ce noble animal, que nous ne comprenons pas nous-mêmes.
Source : Gallica

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