Résumé

Delly Le roi aux yeux de rêve (1979)

Hoël dit d'un ton dur, étrange en cette bouche d'enfant :
— Ici, c'est à tout le monde. Mon chien a le droit d'y être tout comme le vôtre.
— Voyez-vous, ce mendiant ! Quel toupet !
Le gros Albert, furieux, se dandinait, en roulant des yeux irrités et en frappant ses mollets de la petite canne de jonc qu'il tenait à la main. Hoël se redressa, le regard étincelant.
— Je ne suis pas un mendiant ! Je
m'appelle Hoël de Pendeguy, et mon oncle m'a dit, qu'autrefois, vos ancêtres étaient les valets des seigneurs de Kerlozo !
Source : Gallica

Delly Le roi aux yeux de rêve (1979)

Un oiseau s'envola d'un mur couvert de lierre. Luz songeait, debout dans la tiède lumière d'automne. Elle se rappelait une parole d'Hoël : « Je veux travailler, pour rebâtir Kerlozo et pour qu'on ne dise pas que les Pendeguy finissent en crétins. » Il avait atteint ce but, maintenant. Comme il devait être fier !
En revenant vers les Trois-Chênes, Luz rencontra son cousin qui rentrait aussi. Albert faisait son droit à Paris, en vue d'acheter une étude d'avoué. Il se fatiguait peu le cerveau, d'ailleurs, étant demeuré aussi ennemi du travail qu'autrefois.
Source : Gallica

Delly Le roi aux yeux de rêve (1979)

Aujourd'hui, il était la propriété de M. Sibreux, le père de Claire, qui exploitait le domaine des Trois-Chênes, proche de Pelcoat.
Un instant, Hoël demeura ébloui par le soleil qui se réfléchissait dans la nappe d'eau glacée. Quand il souleva les paupières, il vit les petites filles tout au bord de l'étang. La voix claire de Luz parvint jusqu'à lui :
— Tu ne veux pas aller sur la glace ? Moi; j'y vais. Ce sera si amusant !
Hoël ouvrait la bouche pour crier : — Attention ! C'est dangereux ! Mais, déjà, l'impétueuse petite fille
se trouvait sur l'eau gelée, trop superficiellement gelée.
Source : Gallica

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